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Le berceau du whisky français

Première distillerie à commercialiser du whisky 100% fabriqué en France

 

Chapitre 1

LA GENÈSE

​une histoire d'hommes

En 1983, Gilles Leizour décide que les terres bretonnes deviendront terres de whisky. C'est la première fois que les anges soufflent à l'oreille d'un français l'idée d'un whisky réalisé à 100% en France. Le premier whisky franco-breton est né cette année grâce à l'aide du directeur commercial de la distillerie, Bernard Le Pallec.

Gilles Leizour

Les deux alambics de la distillerie Warenghem

Chapitre 2

 ALAMBIQUÉ

des hommes et des anges

Le premier whisky français c'était un bon début. Mais pour Gilles Leizour ça ne suffisait pas. Pour faire beaucoup de whisky français il fallait créer une distillerie dédiée. C'est ce qu'il a fait en 1993 en l'équipant de deux alambics en cuivre inspirés des distilleries écossaises. La légende raconte que ces alambics auraient été dessinés par deux séraphins qui avaient trop dégusté de whisky écossais...

Chapitre 3

DES ANGES

célestes et français mais bretons

1998. L'année est connue pour le football alors qu'elle devrait être connue pour son premier single malt. La distillerie Warenghem écrit l'histoire du whisky de France avec ce nouveau whisky breton.
Les français boiront français pour ce nouveau millénaire, cela devait se faire selon les écritures.
Le Terroir des Anges n'a pas choisi n'importe quelle bouteille de whisky qui sera dans ses deux box...

Chapitre 4

LA RELANCE

plus loin, plus grand, plus français

En 2016, Gilles Leizour passe le flambeau à David Roussier qui reprends donc les rênes de la distillerie avec de nouvelles idées de développement. Nous l'avons interrogé pour Terroir des Anges. Vous pouvez trouver son interview ci-dessous.

David Roussier

"En France, je suis à peu près certain que le potentiel est énorme."

David Roussier

Pouvez-vous nous présenter votre exploitation ? 

 

DR : La distillerie Warenghem est une entreprise familiale, indépendante, née il y a maintenant 120 ans. Nous sommes nés le 1er juillet 1900. Depuis cette date de création, il y a eu le fondateur Léon Warenghem. Ensuite il y a eu le fils, puis le petit-fils Paul Henri qui s’est associé avec Yves Leizour. J’ai ensuite pris le relai après le passage de mon beau-père Gilles Leizour.

Notre entreprise est spécialisée dans la production de spiritueux. Initialement nous étions sur le marché des liqueurs jusqu’aux années 80. Par la suite, ce marché était moins porteur, mon beau-père a un peu révolutionné l’entreprise. Selon lui, la raison d’être d’une distillerie indépendante régionale, c’est de faire des produits régionaux. Il s’est donc lancé successivement dans la pomme parce que la Bretagne est une grande terre de pommes, mais aussi dans le Chouchen qui est un produit ethnique de Bretagne. Surtout, là où il a le plus révolutionné l’entreprise, c’est en devenant la première distillerie de whisky en France. Nous avons été les premiers à vendre du whisky « Made in France » au début des années 80.

 

Dans les années 90, nous avons construit une distillerie dédiée qu’au whisky et créé par la suite le premier Single malt français avec notre whisky Armorik. Aujourd’hui nous avons 5 gammes de produits. Le whisky représente les ¾ de notre activité.

 

Pour le reste nous produisons des alcools à base de pomme, de chouchen, des liqueurs et de manière très anecdotique de la bière. Enfin, nous avons lancé un gin afin de compléter notre gamme de produits existants. Nous sommes une équipe de 20 personnes, une petite équipe avec une entreprise assez artisanale qui a la volonté de se concentrer sur la qualité optimale de ses produits.

Quelle est la spécificité de vos spiritueux ?

DR : Nous produisons des whiskies traditionnels. Nous n’avons pas forcément vocation à réinventer le marché du whisky. Nous avons pris notre inspiration en Écosse quand on a construit notre distillerie dans les années 90. Nous faisons de la double distillation, utilisons de l’orge malté. Nous avons la subtilité d’être en Bretagne et par conséquent, nous n’avons pas le même climat que celui des écossais. On a la proximité avec la mer et cela influence le vieillissement de nos whiskies. Dans notre approche du whisky, nous essayons d’innover avec des coupes de distillation qui sont assez particulières. Nous travaillons aussi beaucoup aussi vis-à-vis de notre approvisionnement pour nos fûts.

 

Nous travaillons avec un tonnelier en Bretagne qui nous produit des fûts à partir de chênes bretons, ce qui est assez unique. Enfin, nous faisons partie des rares whiskies en Europe à avoir une indication géographique. Aujourd’hui pour les indications géographiques dans le whisky, vous avez l’Écosse, l’Irlande, la Bretagne et l’Alsace. Nous sommes donc certifiés « whisky Breton » et single malt dans le cas d’Armorik.

Quelle est l’ampleur de l’identité du spiritueux dans votre région ?

 

DR : Aujourd’hui je pense que nous sommes au début de la reconnaissance même de whisky français. Traditionnellement le whisky c’est plus l’Écosse, l’Irlande, le Japon et les États-Unis, mais la Bretagne c’est quand même là où est né le whisky en France. Nous avons toujours basé notre légitimité à produire du whisky sur les racines celtes qu’on partage avec les écossais, les irlandais.

 

Cela nous semblait donc logique que la Bretagne devienne une terre de whisky. Plus concrètement, aujourd’hui, les 2/3 de nos ventes se font en Bretagne. Le whisky est un produit que les bretons se sont appropriés et qui se développe aussi très fortement en dehors de la Bretagne. Cet ancrage local est très important pour nous.

 

 

Quel est l’avenir souhaité de votre distillation ? 

DR : Nous avons à l’heure actuel plusieurs projets en cours. Nous travaillons à la conversion de notre gamme de produits en bio dans les années qui viennent. Toute la gamme Armorik va migrer et être certifiée bio. Nous venons aussi de lancer au mois de septembre une gamme spécifique sur du whisky tourbé.

Dans les années à venir, l’idée va être de travailler sur la relocalisation de nos achats en travaillant par exemple avec de l’orge bio breton et pourquoi pas d’envisager de le malter en Bretagne. Enfin, nous voulons continuer de développer nos ventes sur la France. Je pense que nous allons assez rapidement être dépassés par certaines personnes qui sont particulièrement ambitieuses en termes de volumes.

Quant à nous, nous n’avons pas forcément la volonté d’augmenter nos volumes de manière exponentielle.

 

Nous sommes plus dans une optique d’une augmentation maîtrisée tout en restant la référence en matière de whisky qualitatif.

 

 

Selon vous, quel avenir a le spiritueux français ? 

 

DR : En France, je suis à peu près certain que le potentiel est énorme. La France est l’un des premiers marchés de whisky dans le monde.

On consomme beaucoup de whisky. Si on commence à prendre des petites parts de marché aux écossais, aux irlandais et aux japonais, cela ne peut aller que dans le bon sens. De là à devenir le produit majoritaire en France je suis assez sceptique.

 

Prendre ne serait-ce que 2% de part de marché aujourd’hui reviendrait à doubler les volumes et donc doubler la taille des distilleries en France.

À l’étranger, je suis un petit plus sceptique, tout simplement parce que dans tous les pays du monde il y a des whiskies locaux et la clientèle d’aventuriers qu’on avait à une époque et qui était prête à sortir des sentiers battus de l’Écosse et de l’Irlande, va aujourd’hui se concentrer sur les whiskies locaux qu’ils ont dans leur propre pays. Il y aura une offre de whiskies français à l’étranger mais de quelle taille je ne sais pas.

 

 

Où sont vos principaux clients ? Dans votre région ? Partout en France ? A l’étranger ? 

 

DR : De manière assez claire, nous avons 60% de nos ventes qui se font en Bretagne dans notre réseau caviste et grande distribution.

Nous avons aussi 10 % de nos ventes à l’export avec des ventes dans une vingtaine de pays. Cela va de l’Australie en passant par la Belgique.

 

Nous avons aussi 20% de nos ventes en France avec La Maison du Whisky sur le réseau caviste qui référence nos whiskies et plus récemment avec le réseau Biocoop. Enfin, nous avons 10% de nos ventes qui se font en direct avec la clientèle française et étrangère qui vient directement acheter nos produits dans notre boutique.

 

 

 

Est-ce que vous envisagez de vous exportez (encore plus) à l’étranger ? 

 

DR : Oui tout à fait. L’idée est de continuer de se développer à l’export. Nous travaillons avec beaucoup de distributeurs et plus nous en aurons, mieux nous nous porterons. Nous avons 2-3 pistes sur le marché ukrainien.

 

 

Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui souhaite monter sa distillerie ? 

 

DR : D’être patient avant tout surtout si c’est de monter sa distillerie dans le whisky. Cela prend beaucoup de temps, et implique d’investir beaucoup d’argent pour se lancer. Selon moi, c’est le principal conseil. L’autre conseil est d’aller voir ce que font les autres. Aujourd’hui il y une soixantaine de distilleries en France avec soixante styles différents, donc ne pas oublier d’aller voir ce que font les autres, tout en étant vigilant afin d’aller voir ce qu’il se fait en Écosse car c’est eux la référence.

Nous sommes Le Terroir des Anges, une entreprise française avec une mission :
vous permettre d'apprendre à découvrir et à déguster les spiritueux français.

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©Le Terroir des Anges